Colloque International au CRINI  6-8 décembre 2012

Ce colloque international s'inscrit dans le prolongement d'une réflexion entreprise depuis 2006 autour des notions de préservation, transmission et réappropriation d'un patrimoine littéraire dans l'espace de l'Europe (Allemagne, Autriche, Grande Bretagne, Irlande, Espagne, Italie, Russie). Ce questionnement mené en corrélation étroite avec les concepts d'identité et de mémoire qui lui sont consubstantiels, est structuré à partir de la catégorie du « néo », préfixe qui renvoie étymologiquement au grec  : nouveau, et peut se décliner de façon quasi illimitée, et toujours ouverte, pour définir des formes littéraires, dont certaines sont désormais bien connues : le néo-baroque ; le néoclassicisme ; le néo-fantastique ; le néo-gothique ; le néo-médiéval ; le néoromantisme ; le néoréalisme etc. La liste ne saurait bien sûr être exhaustive puisqu'il est de la nature même du phénomène « néo » de pouvoir s'ouvrir sans cesse à d'autres associations et interférences. De nouvelles affixations apparaissent en effet au gré du devenir, de l'évolution ou des mutations, prévisibles ou inattendues, de la culture, qui est elle-même constamment en tension entre un rapport au passé sans cesse renégocié et des projections fluctuantes et labiles vers un avenir aux contours hypothétiques. Le « néo » peut ainsi accéder au canon, sous certaines de ses formes, au moment même où d'autres modes d'expression littéraire plus marginales viennent à émerger : preuves en sont les multiples entrées répertoriées sur le moteur de recherche google, e.g. néo-polar ; néo-victorien etc. Le préfixe « néo » ouvre donc un faisceau de pistes d'exploration ayant toutes en commun d'inviter à une réflexion sur la manière dont une culture, à un moment donné, se tourne par « affinités (s)électives », ou selon un continuum historique et littéraire, dont il conviendrait d'analyser les modalités, vers le passé.

Les interventions du colloque: