• Du 18 octobre 2019 au 19 octobre 2019
    Campus Tertre

La récente parution d’une biographie de René de Ceccatty Elsa Morante, une vie pour la littérature, chez Taillandier en mai 2018, a, dans l’actualité littéraire française, redonné une présence à Elsa Morante. Nous voudrions prolonger et renforcer ce moment.

En France, en effet, si l’œuvre de l’écrivaine a été accueillie plutôt favorablement par les éditeurs et la presse, elle le fut lentement, et elle a donné lieu à peu d’études de fond. En 1980, la Société des Italianistes lui a consacré une matinée de débats (retranscrits en une cinquantaine de pages) ; en 2000, le Centre de Recherches Italiennes de Paris X-Nanterre a réuni une dizaine de participants à un colloque dont les Actes sont épuisés ; des articles universitaires et de journalisme ont été publiés, mais aucun livre majeur n’a été dédié depuis à la grande romancière. Certes, la situation est bien différente en Italie, mais il y a d’autant moins de raisons que nous ne participions pas, de ce côté-ci des Alpes, à l’entreprise d’exploration et de connaissance de l’œuvre que, après la disparition d’Elsa en 1985, nombre de ses textes (nouvelles, théâtre, poésies, pamphlets...) ont été traduits en français sans que se soit pour autant vraiment élargi le regard critique porté sur l’auteur de La Storia.

Programme du colloque

Vendredi 18 octobre 2019

Ouverture

  • 9h30 : René de Ceccatty, Présentation de la biographie d’Elsa Morante & André Peyronie (Nantes), « Elsa Morante en France »

Les nouvelles d’Elsa Morante

  • 10h : Walter Zidaric (Nantes), « Jeux et enjeux de l’écriture dans Lechâle andalou »
  • 10h30 : Karine Martin-Cardini (Nantes), « “Ombres lumineuses” sur fond de fiabesco ricamo : Elsa Morante et l’art de la nouvelle »

Autour de Mensonge et sortilège

  • 11h15 : Bernard Urbani (Avignon) : « Mensonge et sortilège à la recherche du temps perdu »
  • 11h45 : Giuseppe Crivella (Pérouse), « Spectrographies de l’apersonne. Une lecture de Menzogna e sortilegio »

Mensonge et sortilège (suite)

  • 14h30 : Cécile Berger (Toulouse II-Jaurès), « Les rouages de l’écriture chez Elsa Morante : écriture de la mémoire et mémoire de l’écriture, entre songe et réalité dans Mensonge et sortilège »
  • 15h : Sabina Ciminari, (Montpellier 3), « Mensonge(s) et sortilège(s) des origines de la République des lettres féminines italiennes »

L’Île d’Arturo et perspectives comparatistes

  • 15h30 : Florence Lojacono (Las Palmas de Gran Canaria), « La construction du savoir dans L’Île d’Arturo. »
  • 16h : Stefania Cubeddu-Proux (Paris Nanterre), « Isola, île, isla et Ilha : dialogue entre îles au-delà des frontières géographiques. »

La Storia

  • 17h : Catherine de Wrangel (Nantes), « Histoire(s) de la guerre civile italienne (1943-1945) dans La Storia (1974) d’Elsa Morante et Una questione privata. I ventitre giorni della città di Alba (1952) de Beppe Fenoglio. Entre fiction, témoignage et texte historique. »
  • 17h30 : Cristina Torcolacci (Paris IV) : « L’écriture féminine entre maternité et animaux dans La Storia. »

Samedi 19 octobre

Elsa Morante essayiste et poète

  • 9h30 : René de Ceccatty, « Elsa Morante, amie des poètes et de la poésie »
  • 10h : Siriana Sgavicchia (Pérouse), « Realismo e irrealtà : Elsa Morante saggista ».
  • 10h30 : Marie Fabre (ENS Lyon) : « Elsa Morante, Une spiritualité politique »
  • 11h : Monica Zanardo (CNRS / ENS), « Dans la bibliothèque d’Elsa Morante »

Perspectives transversales

  • 11h45 : Marie-Claude Hubert (ESPE Maxéville – Université de Lorraine), « Domination et soumission dans les romans d’Elsa Morante ».
  • 12h15 : Alexandra Khaghani (Paris-Sorbonne), « L’imaginaire méridional dans l’œuvre d’Elsa Morante ».

Perspectives comparatistes et prolongements

  • 14h30 : Karima Yahia Ouahmed (Constantine), « Poétiques en résonance : La Storia d’Elsa Morante et L’Amour, la fantasia d’Assia Djebar »
  • 15h : Ilaria Moretti (Lyon III), « Le châle andalou et L’amour harcelant : d’Elsa Morante à Elena Ferrante entre maternité, identité et écriture de soi »
  • 15h30 : Caterina Sansoni, (Strasbourg), « Pistes d’inspiration morantienne dans l’œuvre d’Elena Ferrante »
  • 16h00 : Dominique Peyrache-Leborgne (Nantes), bilan, clôture du colloque